Irkoutsk est une ville de 700 000 habitants, située en Sibérie orientale, à 60 km du magnifique Lac Baïkal.
8000 km séparent Irkoutsk de la France et Moscou se trouve à 5000 km à l’ouest.

Irkoutsk est la capitale administrative, économique et culturelle de la région d’Irkoutsk.
Fondée en 1661, fief des cosaques, la ville se développe grâce au commerce de l’or et des fourrures avec la Mongolie et la Chine. Durant la première moitié du 19ème siècle, Irkoutsk sera une terre d’accueil des Décembristes exilés après leur coup d’Etat manqué en 1825.
L’industrialisation d’Irkoutsk s’accélère avec l’arrivée du Transsibérien en 1898.
Son patrimoine architectural est tel que le centre historique de la ville a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est également une des raisons pour lesquelles Irkoutsk est aujourd’hui un centre industriel et commercial majeur en Sibérie, la proximité de la Chine dynamise fortement les échanges économiques. C’est également un pôle de l’enseignement supérieur en Russie avec de nombreuses universités de haut niveau (Université d’Etat d’Irkoutsk, Université de Médecine d’Etat, Université Technique d’Etat, Université Linguistique d’Etat, …) et un centre culturel régional d’importance avec plus de 1200 monuments historiques et culturels dans la ville (musées, théâtres, bibliothèques,églises,…)
Irkoutsk est surnommé le « petit Paris de la Sibérie ».

Extraits du livre de Jules Verne : “MICHEL STROGOFF” , Chapitre XII

Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale, est une ville peuplée, en temps ordinaire, de trente mille habitants. Une berge assez élevée, qui se dresse sur la rive droite de l’Angara, sert d’assise à ses églises, que domine une haute cathédrale, et à ses maisons, disposées dans un pittoresque désordre. Vue d’une certaine distance, du haut de la montagne qui se dresse à une vingtaine de verstes sur la grande route sibérienne, avec ses coupoles, ses clochetons, ses flèches élancées comme des minarets, ses dïmes ventrus comme des potiches japonaises, elle prend un aspect quelque peu oriental. Mais cette physionomie disparaît aux yeux du voyageur, dès qu’il y a fait son entrée. La ville, moitié byzantine, moitié chinoise, redevient européenne par ses rues macadamisées, bordées de trottoirs, traversées de canaux, plantées de bouleaux gigantesques, par ses maisons de briques et de bois, dont quelques-unes ont plusieurs étages, par les équipages nombreux qui la sillonnent, non seulement tarentass et télégues, mais coupés et calèches, enfin par toute une catégorie d’habitants très avancés dans les progrés de la civilisation et auxquels les modes les plus nouvelles de Paris ne sont point étrangères.
A cette époque, Irkoutsk, refuge de Sibériens de la province, était encombrée. Les ressources en toutes choses y abondaient. Irkoutsk, c’est l’entrepôt de ces innombrables marchandises qui s’échangent entre la Chine, l’Asie centrale et l’Europe. On n’avait donc pas craint d’y attirer les paysans de la vallée d’Angara, des Mongols-Khalkas, des Toungouzes, des Bourets, et de laisser s’étendre le désert entre les envahisseurs et la ville.
Irkoutsk est la résidence du gouverneur général de la Sibérie orientale. Au-dessous de lui fonctionnent un gouverneur civil, aux mains duquel se concentre l’administration de la province, un maître de police, fort occupé dans une ville où les exilés abondent, et enfin un maire, chef des marchands, personnage considérable par son immense fortune et par l’influence qu’il exerce sur ses administrés.(…)