En Russie les festins étaient un des évènements importants de la vie. Les grands repas à la cour servaient d’occasion pour des réunions entre les tsars, les ducs et leurs drougines (armées).

En XV s. quand Moscou est dévenue capitale du pays, les festins tsaristes avaient le caractère des réceptions diplomatiques. D’après leur splendeur on jugeait de la grandeur et de la puissance de la Russie.
Le mode de vie, tout ce qui nous entoure dès l’enfance – notre maison, la vaisselle, les ustensiles – tout garde la mémoire de nos ancêtres. La sagesse du peuple, son âme, ses traditions y sont réunis.
La notion du mot « cuisiner » était beaucoup plus large autrefois que de nos jours. Il comprenait la fabrication du pain, des fromages, des vinaigres, la préparation de la bière, du kvas, des confitures. A la cuisine on faisait de la farine d’avoine très utilisée à l’époque ancienne, des conserves des légumes, des fruits rouges, parfois on y moulait le blé.
Malgré les distances, la diversité des cultures différentes de notre pays on garde partout le type du four russe, les traditions de table, les recettes des plats de la vie quotidienne et celles de jours de fêtes. Mais chaque région est aussi célèbre par ses propres plats.
La Sibérie est un immense espace de l’Oural et jusqu’à l’Extrême-Orient. Depuis les temps les plus reculés cette région était peuplée par les tribus des autochtones. Les Russes y ont apparu vers XI s. En XVI s les relations diplômatiques ont été établies entre l’Etat russe et les khans de Sibérie. Plus tard le rattachement de leurs terres est devenu possible. C’est dès ce moment-là que des milliers de personnes de tous les coins de l’ancienne Russie ont émigré en Sibérie et occupé ses grands territoires.
La Sibérie est multinationale et unie. Même en XVIII s. les étrangers qui y venaient vivre se considéraient avec fierté les Sibériens et pas selon leur nation d’origine. Ici on n’a jamais eu des guerres intestines car on travaillait et fêtait toujours ensemble et, bien evidemment, aucune fête ne pouvait s’en passer d’un bon repas.
La cuisine sibérienne a harmonieusement rassemblé les traditions des tribus nomades des Bouriates et des Evenques, des cosaques venus de toute la Russie centrale et de l’aristocratie qui y a amené son goût raffiné.
Elle a supporté l’épreuve du temps et de l’hiver rigoureux.
Le thé à la russe
La cérémonie du thé en Sibérie est aussi importante comme repas. Le thé après un bon déjeuner copieux sert du dessert étant un rituel sacré. Autrefois d’après la manière de servir le thé, on pouvait juger des maîtres de la maison, de leurs caracthères. Dans les villages sibériens se trouvant aux bords des routes on savait que tout voyageur serait content de se servir d’une bonne tasse du thé après un long trajet. Pour cette raison presque chaque maison avait toujours son « samovar » chaud. De là, une expression « vivre du samovar ».
Une fois le matin arrivée le samovar est déjà sur la table. Servi avec des pirojkis, des blinis (crêpes) ou vatrouchka la cérémonie du thé est une vraie tradition. Méme le mot « pourboire » en russe, si on l’adopte au français, voudrait dire « pourthé ». Le trafic du thé chinois était très important pour l’économie de la région. La grande route du thé passait par Irkoutsk, après ce produit précieux arrivait aux Grandes Foires de la Russie Centrale, celle de Makariévo et de Nijni Novgorod. Ensuite, il partait en Europe. Ce trajet prenait parfois un an. En Sibérie on n’aimait pas contrefaire le thé, mais quand son prix devenait très haut, les gens le remplaçaient par toutes sortes de plantes. De nos jours, souvent dans les familles on vous servira du thé avec du thym, du miel, etc.
Mais pour boire du thé à la russe il ne suffit pas juste d’acheter ce thé. Donc, allons-y! Pour réchauffer un peu votre théière, versez y de l’eau bouillante. Videz la tout de suite. Mettez une petite cuillère du thé par personne. Ajoutez de l’eau bouillante et laissez pour 5 minutes. Après versez dans chaque tasse une peu de votre thé de la théière, ensuite remplissez la tasse de l’eau bouillante, au goût, on peut y mettre une rondelle de citron ou de la crème liquide.
La Vodka
La Vodka ou « petite eau » (diminutif de voda, l’eau) est la boisson traditionnelle russe. C’est encore au XVI siecle que ce mot désignait une préparation médicinale peu alcoolisée à base de plantes. Aujourd’hui, c’est l’alcool fort que l’on sait. Elle se consomme glacée pour relever les plats de poissons fumés et les ragouts.
Le Kissel
Difficile à expliquer. Une boisson pas liquide et pas trop épaisse. Sorte de coulis et de compote en même temps. On la boit chaude ou froide, bien sucrée ou juste un peu. Le kissel le plus répendu est aux airelles, framboises, myrtilles, au cassis ou groseilles.
Kissiel aux fraises
200 g de fraises, 100 g de sucre, 2 cuillères à soupe de fécule de pomme de terre, 1 litre d’eau
Laver, équeuter et mixer les fraises. Faire bouillir 500 ml d’eau avec le sucre. Délayer le fécule dans l’eau restante, verser dans le sirop en remuant. Verser la purée de fraises, bien mélanger et laisser refroidir.
Kissiel au lait
0,6 l de lait, 3 cuillères à soupe de sucre, 2 cuillères à soupe de fécule de pomme de terre, 100 ml d’eau, 1 sachet de sucre vanillé
Faire bouillir le lait avec le sucre. Délayer le fécule de pomme de terre dans l’eau, verser dans le lait bouillant en remuant sans cesse, ajouter le sucre vanillé, porter à ébullition et laisser refroidir.
Kissiel au miel
0,6 l d’eau, 160 g de miel, 2 cuillères à soupe de fécule de pomme de terre
Faire bouillir 0,5 l d’eau avec 80 g de miel. Délayer le fécule de pomme de terre dans l’eau restante, verser dans l’eau bouillante tout en remuant, porter à ébullition. Hors du feu ajouter le reste du miel, verser dans les ramequins individuels et laisser refroidir.
Kvass
Une boisson rafraîchissante, pas alcoolisée et très populaire. En hiver vous ne la trouverez nulle part, mais en été, dans chaque ville les vendeurs avec de grosses barriques vous appellent à déguster du kvass bien frais.
La recette originelle est vraiment tres compliquée. On dira juste qu’il est fait à base du pain de segle grillé, du sucre, de la levure de boulangerie.
Les zakouski
Les zakouski sont de délicieux petits hors-d’oeuvre de poissons (esturgeons, saumon ou crabe), de viande et de salade. Le caviar se déguste sur du pain de seigle beurré et s’accompagne merveilleusement d’une vodka glacée.
De petites tranches du pain de seigle ou de mie avec une fine couche du beurre, une rondelle de concombre et une sardine de boite.
Concombres salés. Cornichons malossols.
La meilleure zakouska (collation) pour accompagner la vodka! Si les soirs d’hiver, quand il fait froid, et qu’il neige, on aime ouvrir un pot de concombres (ou de tomates), et sentir l’été, il faut travailler aux mois de juillet et d’août. On met des légumes dans un pot de verre, on ajoute du sel, du poivre, du fenouil, des feuilles de cacis. Ensuite on remplit ce pot de saumure, on le stérilise et on le laisse se reposer au moins pour une semaine.
Chose importante: la saumure des concombres est le meilleur remède pour ceux qui ont mal aux cheveux…
Et combien de bouillie on mange?!! Surtout au petit déjeuner. On la prépare de toutes sortes: avec de la semoule, l’orge moulu, du gruau de sarrasin ou du riz. On fait bouillir de l’eau ou, mieux, du lait dans une casserole et on y met l’ingrédient choisi. Un peu de sel et du sucre et vous n’aurez pas fin jusqu’au déjeuner.
La Sibérie garde précieusement le grand nombre de recettes des plats aux légumes, à la viande et au poisson.
La betterave, les carottes, la rave, le chou sont la base des plats aux légumes. La pomme de terre n’y est arrivée qu’au XVIII s. et les tomates au XIXs.
Les salades composées sont vraiment très nombreuses dans notre cuisine. Sur la table de fête on peut en avoir jusqu’une dizaine.
Le hareng en manteau
Le hareng en manteau! Extraordinaire, n’est-ce pas?!!
Pour pouvoir le goûter, vous faites cuir quelques pommes de terre, betteraves, carotes. Vous les couper en petits dés ainsi que le hareng salé et l’oignon. Dans un plat bien large vous mettez chaque ingrédient à part couche par couche sans oublier de les saler et couvrir de la mayonnaise ou crème fraîche de temps en temps. Il faut toujours finir par la betterave et la sauce.
Et, surtout, ne vous apprêter pas de la manger tout de suite. Qu’elle reste 2 heures pour s’imprégner.
Vous préférez de manger plus léger?! Donc… les carottes et les pommes rapées avec un peu de crème fraîche, de sucre et sel… vous seront une bonne entrée.
Salade à la choucroute
La choucroute, des pommes et l’oignon rapés avec des airelles des marais (la canneberge) arrosés de l’huile est une des meilleures zakouski ainsi que l’accompagnement des plats chauds. C’est aussi une source naturelle des vitamines!
Salade russe hivernale « Olivier »
Cela peur paraître bizarre, mais cette salade, vraiment russe, a son deuxième nom « Olivier »! Elle est facile à préparer, nourrisante et bonne. Créée par le chef-cuisinier français Olivier, elle voit le jour au début du XX siècle. Elle séduit immédiatement tout le monde ! Le bruit courait que le célèbre chef n’a jamais dévoilé son secret, néanmoins la recette apparaît dans la presse russe en 1904. C’est un composé des légumes cuits (pommes de terre, carottes), les oeufs durs, des petits pois, les concombres marinées, l’oignon haché, du salami ou de la viande du poulet, bien assaisoné et remué avec une sauce.
Caviar d’aubergines
On se trompe pas, c’est le vrai nom de ce plat. Pour que vous compreniez tout vous mêmes, on va vous donner sa recette. Epéler 4 aubergines ou courgettes, couper les dans le sens de la longueur, enlever la chair, puis les hacher ou écraser. Ebouillanter, peler et concasser une tomate. Couper finement un oignon. Mélanger bien tout ça en ajoutant du sel, du poivre et 5 cuillères à soupe de l’huile. Au désir, on peut verser le jus du citron. Mettre votre caviar au froid doux au moins pour 3-4 heures. C’est une bonne zakouska ou entrée si on l’accompagne d’autres légumes ou des oeufs durs.
Les soupes
Une tradition vraiment russe est de manger toutes sortes de soupes. Mais ne les comparez pas avec les soupes françaises où tout est bien mixé. On les sert au déjeuner, jamais le soir.
Les soupes aux poissons, les chtchi, les potages aux concombres salées, les bortschs font une veritable fierté de toute la gastronomie russe.
Solianka
Une recette pour les gourmets… Faite avec plusieures sortes de viande, quelques morceaux de saucisson sec, des olives entre autres, cette soupe sera une des découvertes originelles du voyage. Pour de vrais amateurs on ajoute une rondelle de citron avant de servir.
Pour le bouillon:
700-800 g de viande de boeuf, 1 bol de saumure de concombres ou de chou, 1 gros oignon, 1 carotte, un peu de céleri-rave séché, 1 cuillère à soupe de sel, 7 grains de poivre.
Pour la solianka proprement dite:
2 gros oignons, 5 cuillères à soupe de concentré de tomates, 1-1,5 bols de choucroute, 3 concombres salés, de la charcuterie fumée (jambon, saucisson, saucisses – beaucoup!).
Pour la sauce épicée:
le jus d’un citron avec la pulpe (sans pépins), 1-2 cuillères à café de câpres, une poignée d’olives dénoyautées; persil ciselé, piment rouge, feuilles de laurier, sel, sucre – selon les préférences individuelles.
Laver la viande dans de l’eau froide, mettre dans une casserole, y verser la saumure et de l’eau froide. Porter à ébullition et faire cuire à feu moyen, en retirant l’écume qui se forme en surface. Quand l’écume n’apparaît plus, mettre un oignon entier, une carotte finement coupée, le céleri rave, le sel et le poivre. Faire cuire à feu très doux 2,5-3 heures. Réserver la viande, filtrer le bouillon et jeter l’oignon et la carotte.
Une heure et demie avant la fin de cuisson du bouillon, faire revenir l’oignon coupé en rondelles dans le mélange de saindoux et d’huile, ajouter le concentré de tomates, une louche de bouillon, quelques minutes après, ajouter la choucroute et les concombres salés coupés en cubes. Faire cuire à l’étouffée jusqu’à ce que la choucroute devienne tendre. A la fin de la cuisson ajouter la charcuterie coupée en cubes. Mettre dans la casserole avec le bouillon, ajouter la viande découpée.
Porter à ébullition et réduire le feu. Ajouter le jus de citron, les olives, les câpres, les feuilles de laurier, le sucre, le sel, le piment. On peut utiliser également l’estragon, le basilic, la coriandre moulue. Faire cuire encore 10 minutes, servir un quart d’heure plus tard.
Le Bortsch
La patrie du Bortsch ? La nation qui l’a inventé ? Les questions auxquelles il est difficile de trouver la reponse jusqu’à nos jours ! Cela peut être l’Ukraine, le Sud de la Russie ou la Biélorussie.
Bortsch est une soupe à la base de boeuf, de pomme de terre, de tomates, de carotte, d’oignon, de percil. Elle ressemble en quelque sorte au pot-au-feu français. Les gourmets disent qu’il est mieux de la manger le lendemain de sa préparation avec de la creme fraîche ou de la mayonnaise. Le goût tout particulier lui donne la betterave qui contient beaucoup de sucre et peu d’acide organique. Sa couleur étonne, le goût surprend!
En fait, chaque famille possède sa recette du bortsch. Par exemple, pendant le Carême, la viande y est remplacée par les champignons et les prunes noires. Les marins le préparent avec de la viande salée. Les Sibériens y ajoutent les haricots blancs.
400 g de boeuf, 4 pommes de terre, 200 g de chou blanc, 4 grosses betteraves rouges, 7 carottes, 1 ou 2 tomates, 4 oignons, 40 g de beurre, 2 cuillères à soupe de crème fraîche, 2 cuillères à soupe de vinaigre, 1 cuillère à soupe de sucre, 3 feuilles de laurier, poivre, sel
Mettre la viande dans 2 litres d’eau salée et porter à ébullition, à feu doux. Ecumer et laisser cuire à feu moyen pendant environ 2 h. 
Éplucher les carottes, les betteraves, les oignons et les couper en petits morceaux. Éplucher et laver le chou et le tailler en lanières.
Faire fondre le beurre et y faire revenir les légumes pendant 15 min. Pendant ce temps, éplucher les pommes de terre, couper en petits morceaux et mettre dans la casserole.
Ensuite mettre ces légumes dans la casserole avec la viande. Laisser cuire le tout 30 min. Ébouillanter les tomates, les peler, les couper en petits morceaux. Les incorporer au borchtch, saler et poivrer. Enlever la viande, la tailler en petits morceaux et les remettre dans la soupe. Répartir le borchtch dans les assiettes en ajoutant dans chacune de la crème fraîche.
Chtchi
Qu’est-ce qui peut être mieux et plus nourrissant qu’une assiette de chtchi ? Tout Russe l’affirmera. Un petit enfant et un vieillard en tirent force de vie et courage. C’est la fameuse soupe au bouillon à plusieurs sortes de viande avec de la choucroute ou le chou. Le choix de la viande dépand de votre goût. Comme la majorité des soupes on la sert avec de la creme fraîche ou de la mayonnaise.Le peuple a composé de nombreuses proverbes à ce propos: « Les gens honnêtes ne s’en vont pas de bon chtchi; » « Chtchi est la tête de tout; » « Pour que les hêtes viennent rechauffez votre chtchi. »
Soupe de poisson (oukha)
1,5 kg de poisson, 2 pommes de terre, 2 oignons, 1 navet, 3 carottes, 1 côte de céleri, 2 feuilles de laurier, 1 citron, 1 cuillère à soupe d’aneth fraîchement haché, poivre, sel
Peler les pommes de terre et les couper en quatre. Éplucher les oignons et les émincer. Eplucher les carottes, le céleri et le navet puis les couper en rondelles. Mettre les légumes dans 3 litres d’eau salée et porter à ébullition, puis laisser cuire à découvert, sur feu doux, pendant 20 min. Écumer au cours de la cuisson. Ajouter le laurier et le poivre. Laisser cuire environ 5 min. Laver le poisson et le couper en morceaux. Mettre les mor-ceaux dans le bouillon et laisser cuire le tout, à feu doux pendant encore 15 à 20 min. Retirer la casserole du feu, la couvrir, puis la laisser reposer de 8 à 10 min Mettre les morceaux de poisson dans les assiettes, les parsemer d’aneth et verser la soupe par-dessus. Garnir avec des rondelles de citron.
Soupe froide au kvass
2 betteraves rouges, 4 carottes, 2 pommes de terre, 1 concombre, 2 oeufs, 3 cuillères à soupe de crème fraîche, 7 cuillères à soupe de yaourt, un peu de jus de citron, 5 litres de kvass, des pousses d’oignon nouveau ou de ciboule, 1 à 2 cuillères à soupe de sucre, 2 cuillères à soupe de moutarde, 3 bouquets d’aneth fraîchement haché, sel, glaçons.
Éplucher les betteraves et les carottes, les faire cuire à l’eau bouillante, puis laisser refroidir. Laver les pommes de terre et les faire cuire dans leur peau à l’eau bouillante, 30 min environ, laisser refroidir. Faire durcir les oeufs, couper en deux, retirer le jaune. Couper le blanc en petits morceaux. Peler les pommes de terre et éplucher le concombre. Couper les pommes de terre, le concombre, les betteraves et les carottes en morceaux. 
Laver la ciboule, l’éponger et la ciseler finement. Ecraser le jaune d’oeuf, ajouter du sel, le sucre, la moutarde, la ciboule, la crème, le yaourt et le jus de citron. Verser le kvass et mélanger. Incorporer les légumes et le blanc d’oeuf. Couvrir et mettre au froid pendant 2 h. Verser la soupe dans les assiettes, puis la parsemer d’aneth et ajouter un glaçon.

LES PLATS PRINCIPAUX
Zrazy à la mode sibérienne
Ingrédients : 1 kg de poisson, 3-4 oignons, 2 cuil. à soupe de beurre ou de margarine. 1 verre de chapelure (pour la farce), 2 œufs cuits, 1 œuf cru, 1/3 de verre de lai, ½ verre de farine, persil, fenouil, 2 verres d’huile (pour la friture), ¼ de verre de chapelure, sel, poivre. Temps de préparation: 1h.
On peut utiliser pour préparer ce plat le sandre, l’esturgeon, le silure, le serran, ta merluche, le macroure. Couper en tranches fines le filet, débarrassé de la peau, saler poivrer, y envelopper la farce et donner une forme allongée aux zrary. Pour faire la farce, hacher les oignons et les faire revenir légèrement, laisser refroidir, y ajouter la chapelure, les œufs hachés, le fenouil, le persil, le sel, le poivre, bien mélanger le tout. Rouler les zrary dans la farine, puis les tremper dans un mélange de lait et d’œuf, les rouler ensuite dans la chapelure, jeter dans la friture. Servir avec des pommes de terre frites ou de la purée, des légumes cuits à l’eau. Présenter à part la mayonnaise ou une sauce tomate.
Cotlétys à la Pojarski
Ce sont des boulettes é la viande qui ont reçu son nom grâce à notre poète célèbre Alexandre Pouchkine. Un jour il éte en voyage et passant pas la ville de Torjok, il a mangé dans une auberge de délicieuses boulettes. Plus tard il les a immortalisées dans ses poésies sous le nom de Pojarski, à l’honneur de l’aubergiste et de sa femme Daria qui les a si bien préparées. Les cotlétys se font de la viande mixée, du pain de mie, de l’oignon, des oeufs, du lait, beurre, sel et poivre. Maintenant dans chaque famille vous trouverez sa Daria avec des cotlétys appétissantes et la meilleure garnie: pommes de terre sautées et le choux fermenté.
Varennikis (du mot « cuire »)
Pâtés en forme de nouilles, au milieu desquels on incère toutes sortes de farces : fromage blanc sucré, fruits (hachés en tout petits morceaux), des baies (airelle rouge, myrtille, groseille, groseille à maquereau…).
Cuits à l’eau les varennikis sont parfois servis comme dessert, ceux qui sont au fromage blanc sont servis chauds, les autres – froids.
Lenivyïé varéniki (varéniki paresseux)
250 g de fromage blanc bien égoutté, 100 g de crème fraîche, 20 g de beurre ramolli, 1 ouf, 3 cuillères à soupe de farine, 2 cuillères à soupe de sucre, 1 sachet de sucre vanillé, sel
Mélanger le fromage blanc avec l’oeuf, le sucre, la farine et le beurre dans un saladier. Porter environ 2 litres d’eau salée à ébullition. Détacher de petits morceaux de pâte avec une petite cuillère et les plonger dans l’eau bouillante. Laisser cuire les vareniki à feu doux jusqu’à ce qu’ils remontent à la surface. Mettre dans un plat préchauffé, arroser de crème fraîche et servir avec un pot de miel.
Pelménis
C’est une sorte de ravioli, mais en meilleur! Les pelménis sont deux fois plus petits que les varennikis, ronds, farcis de viande hachée. La meilleure farce est le mélange du boeuf et du porc. C’est le plat préféré des Sibériens pendant l’hiver.
Le premier janvier, on a une recette spéciale pour préparer des pelménis. On les cuit dans un bouillon du boeuf!
Pelméni à la sibérienne
Pour la pâte :
300 g de farine, 2 oufs, sel
Pour la farce :
100 g de viande de boeuf et 100 g de viande de porc ou 200 g de viande de boeuf hachée, 1 blanc d’oeuf, 100 g de beurre fondu, 150 g de crème fraîche, 1 oignon, 50 ml de vinaigre, poivre, sel.
Verser la farine dans un saladier ou sur le plan de travail. Creuser une fontaine. Mélanger les oeufs, 5 cuillerées à soupe d’eau et du sel, verser ce mélange au milieu de la farine et pétrir le tout pour obtenir une pâte ferme. Ensuite laisser reposer la pâte pendant environ 30 min. Laver la viande, l’essuyer avec du papier absorbant. Éplucher l’oignon et le couper en quatre. Passer la viande et l’oignon au hachoir à viande. Puis mélanger la viande avec 100 ml d’eau, le sel et le poivre. Pétrir la pâte, puis l’étaler très finement. La découper avec un verre ou un emporte-pièce rond d’environ 5 cm de diamètre. Déposer sur la moitié de chaque disque 1 cuillerée à café de farce. Enduire les bords de blanc d’ouf. Rabattre l’autre moitié de pâte sur la farce et souder les deux bords. Porter à ébullition 3 litres d’eau salée, plonger les pelméni dans l’eau bouillante et les faire cuire à feu moyen pendant jusqu’à ce qu’ils remontent à la surface. Retirer et tenir au chaud. Disposer les pelméni sur les assiettes et les arroser de beurre fondu. Servir la crème fraîche et le vinaigre à côté. Chacun mettra, selon son goût, soit la crème fraîche, soit quelques gouttes de vinaigre sur les pelméni.
Tchebourekis
Les tchebourekis sont une sorte des pirojki caucasiens. La pate est comme pour les pelmenis. Vous l’etalez sur la table, faites les rondelles a l’aide d’un verre (12 – 15 cm de diametre). Au milieu, une farce bien fraiche. Pour la preparer il vous faudra la viande d’agneau, sel, poivre, l’oignon, l’ail, un peu de pain de mie. Ensuite vous refermez vos cercles en les pliant en deux, comme ca vous aurez entre les mains les demi-lunes. Plongez les tchebourekis dans l’huile bouillante pour quelques minutes. L’odeur appetissant et la couleur doree vous ferons comprendre qu’ils sont cuits.
Enfin, pour mieux les savourer, prenez du vin rouge leger! L’ambiance chaude du sud de la Russie vous est garantie!
Goloubtsis
Ce sont des feuilles de chou farcies de riz et de viande hachée. On fait les meilleurs goloubtsis à la fin du mois d’août parce que c’est le temps de la nouvelle récolte.
Les galoubtsi sont originaires des anciennes républiques du sud de l’ex-URSS.
Ingrédients :viande de boeuf hachée crue – 600 gr, oignons, riz bouilli – 200 gr, les feuilles de chou blanc, pas frisé, la crème épaisse – 230 ml, les tomates concassées.
Préparation :
Bouillir de l’eau, enlever du feu et y tremper le choux pendant 5 minutes. 
Enlever les feuilles en coupées par la base. Cuire le riz, pas complètement. Faire l’oignon а la poêle. Mélanger le riz, oignon, viande, sel et poivre.
La sauce : dans une casserole, mélanger les tomates concassées avec la crème épaisse. Cela doit être liquide et suffisant pour couvrir les golubtsy. Ajoutez donc de l’eau si c’est trop épais.
Remplissez les feuilles de viande, attachez-les avec un fil si besoin. 
Faites-les revenir à la poêle et ensuit les cuire dans la sauce pendant 30 minutes.
Pirojkis
Un pâté – pirog ou des petits pâtés – pirojki sont toujours sur la table russe de fête depuis les temps les plus reculés. Autrefois on utilisait la pâte à beignet ou sans levain, plus tard on a aussi adopté la pâte feuilletée et au beurre. Pour choisir la farce il ne faut pas se prendre la tête. Il y en a des dixaines : le chou ou la choucroute parfois avec du caviar, le riz, les oeufs durs avec de l’oignon, les petits pois, les carottes, la viande, le poisson, les champignons. Selon votre goût on les frit dans l’huile ou on les cuit au four.
Les Russes disent que c’est le plat des babouchkas (grand-mères). Quand elles attendent leurs petits-enfants, elles préparent pour eux des pirojkis. Mais la tradition est encore plus ancienne que les babouchkas! Sans pâté au chou on ne pouvait pas faire le repas d’anniversaire. Sans celui au poulet le mariage était inimaginable. Une fête – un pâté à la viande ! Le troisième jour du mariage russe porte le nom du  » jour de pâté « . La jeune mariée sert les pirogs et les pirojki aà tous les invités et, surtout, à la famille de son mari.Si vous invitez vos amis au thé, n’oubliez pas une bonne tarte aux pommes, aux fruits rouges, à la confiture ou au fromage blanc!La specialité sibérienne, c’est le pâté à la farce assez liquide couverte de la deuxième couche de la pâte. En l’ouvrant on le mange souvent à l’aide d’une cuillere et à la fin on finit la croute!  » Sans voir le pâté ne dit pas que tu n’as pas faim! »
Crêpes
Repas traditionnel pendant les fêtes du Mardi gras. Chaque jour de la semaine, quand on dit « adieu » à l’hiver, a son propre nom. Par exemple, le lundi, c’est la rencontre, le mardi, ce sont les avances, le vendredi, c’est les soirées chez la belle-mère, le dimanche, c’est la fin des réjouissances du Mardi gras. Toute cette semaine on mange des crêpes grasses, chaudes, consistantes ou « en dentelles » (avec des trous). Ce sont des crêpes de pâte à beignet. On les sert avec de la crème fraîche, du hareng salé, du caviar rouge et frais, ou bien, tout simplement, avec du beurre fondu.
La cuisine sibérienne, riche et variée, a, bien sûr, sa spécification. Par exemple, elle a peu de plats sucrés. Cela s’explique facilement: vu le climat sévère, il n’y a pas beaucoup de fruits. La base des recettes sucrées font les fruits rouges.
Koulitche
Gâteau de Pâques en Russie. En fait, les boulangeries commencent à les vendre bien avant la fête. Les koulitches sont glacés de sucre de différantes couleurs, fourrés de raisins secs. Ce gâteau a une forme de chapeau – la pâte gonfle au-dessus du moule et prend de la largeur. Le Koulitch est traditionnellement servi avec de la Paskha au fromage blanc.
L’autre signe marquant de cette fête – ce sont les oeufs coloriés.
Gratin de pain aux pommes
400 g de pain blanc, 500 g de pommes, 100 g de sucre, 2 oufs, 80 g de beurre, 1/4 de litre de lait, 3 cuillères à café de cannelle, 50 g de sucre glace, sel
Peler les pommes, retirer le cour et les couper en rondelles. Les mélanger avec le sucre et la cannelle. Battre les oeufs avec le lait et le sel. Couper le pain en tranches et ôter la croûte, puis tremper la moitié des tranches dans le mélange de lait et d’oeufs. Beurrer un moule à gratin et le saupoudrer de chapelure. Mettre les tranches de pain trempées, puis les rondelles de pommes. Préchauffer le four à 200 °C. 
Pour la couche supérieure, ne tremper les tranches de pain que d’un côté et poser ce côté sur la couche de pommes. Répartir le beurre coupé en petits dés sur le dessus. Enfourner à mi-hauteur et faire cuire de 30 à 40 min. Saupoudrer de sucre glace et servir.
La cuisine bouriate
Les Bouriates appartenaient aux tribus des éleveurs. Leur nourriture principale était la viande et le lait. On le buvait toujours bouilli, en préparait des fromages et de nombreux boissons. Par, exemple, la vodka au lait « arsou ». Le thé, non plus, n’est pas banal chez eux. On y ajoute du lait, de la graisse, du sel et le sert en tasses de bois.
Le lait avait une grande valeur. Avec l’arrivée des froids on en faisait des provisions. On le mettait frais dans un récipient et le posait au froid pour qu’il gèle. Après, cette « boule libérée » pouvait être conservée pendant plusieurs mois d’hiver.
Les autochtones buvaient aussi du thé en tablettes amené de la Chine. Il devait toujours être très fort.
Les Bouriates gardent leurs recettes des plats aux tripes des animaux: le sang, les poumons, les boyaux; tout y est bon.
Posy
Les « copines bouriates » des pélménis. Leur particularité est qu’elles sont plus grosses et cuites à la vapeur. Cela leur permet de garder tout le jus de viande à l’intérieur et pas le laisser couler dans l’eau comme le font les pélménis.
Raskolotka
Le mot vient des verbes « taper » ou « battre ». Un poisson frais congelé! Et oui! Ça se mange! Une fois qu’il est dur on le tape avec un objet solide d’une façon que la peau se décolle. Les petits morceaux bien salés et poivrés doivent être mangés immédiatement.

Bon appétit ou plutôt PRIATNOGO APPETITA!